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Podium: Feministische Aktion und Politik nach dem Frauen*streik, 14. September 2019, 20.00 im Frachtraum in Thun

Am Samstag, 14. September 2019 findet in Thun ein Podium zum Frauen*streik vom 14. Juni 2019 statt. Auf Einladung von Alice Kropf nehmen daran die langjährige Juso-Präsidentin Tamara Funiciello, die bekannte Geschlechterforscherin Franziska Schutzbach, der Rapper Tommy Vercetti und der Schreibende teil.

„Des Spiessers Angst“ (Peter Bratschi, November 1918)

«Des Spiessers Angst» (Peter Bratschi, November 1918)

Zu den unqualifizierten Attacken Blochers auf Robert Grimm

Auf der Seite der Robert-Grimm-Gesellschaft finden sich – hauptsächlich vom Schreibenden verfasste – Klarstellungen zu den unqualifizierten Attacken des Multimilliardärs, nationalchauvinistischen Politikers und kurzzeitigen Bundesrats Christoph Blocher (*1940) auf den bedeutenden Schweizer Arbeiterführer und Staatsmann Robert Grimm (1881-1958).

Medienecho:
Linus Schöpfer Bund/Tagesanzeiger 5. Januar 2018
Sibylle Egloff, „Zürcher Oberländer“, 12. Januar 2018


Robert Grimm spricht am Pfingsttreffen 1931 der Sozialistischen Jugend der Schweiz in Bellinzona (Fotoalbum Familie Grimm, Schweizerisches Sozialarchiv).

Zum 8. März 2017

Einige Überlegungen zu Geschichte und Aktualität des Internationalen Frauentags und zur Russischen Revolution, die vor 100. Jahren keineswegs per Zufall an diesem Tag begann.

http://socialism.ch/uncategorized/8-maerz-2017-internationaler-frauentag-und-100-jahrestag-der-russischen-revolution/

 

 

Vortrag: „Dogmatiker (…) mit einem Fanatismus ohnegleichen“?. Die Wahrnehmung sozialistischer Emigranten aus dem Zarenreich in der Berner und Schweizer Arbeiterbewegung

Vortrag Adrian Zimmerman
Im Rahmen der Vortragsreihe
„Die Revolution geht durch die Schweiz: 100 Jahre Zimmerwalder Konferenz im Kontext“
veranstaltet von der Schweizerischen Osteuropabibliothek.

Podcasts der Vortragsreihe

Donnerstag 1. Oktober 2015
18.15 Uhr
Universität Bern
Hauptgebäude (Hochschulstr. 4)
Raum HS 101
Eintritt frei

Femmes du Prolétariat!

Où sont vos maris ?… Où sont vos fils?

Ils ont été arrachés à leur travail et, depuis huit mois, ils sont sur les champs “de bataille.

Des jeunes gens, appuis et espoirs de leurs parents, des hommes, jeunes ou à cheveux gris, qui nourrissaient leurs familles, tous, ils ont endossé l’uniforme, vivent dans les tranchées et sont condamnés à détruire ce qu’un travail diligent avait créé.

Des villes et des villages incendiés, des ponts détruits, des forêts anéanties, des champs dévastés: voilà les traces de leur activité.

Des millions d’hommes reposent déjà dans les fosses communes. Des centaines et des centaines de mille sont dans les hôpitaux, le corps déchiqueté, les membres mutilés, les yeux privés de lumière, le cerveau lésionné ou éteint, frappés par les épidémies ou tombés d’épuisement.

Femmes du Prolétariat !

On dit que vos maris, vos fils, sont allés sur les champs de bataille, pour vous protéger, vous autres, «faibles femmes», pour protéger vos enfants, vos maisons, vos foyers… Et quelle est la réalité ?

La réalité, c’est qu’un double fardeau pèse sur les épaules des «faibles femmes». Vous êtes livrées au chagrin et à la misère; vos enfants souffrent la faim et le froid; votre foyer est vide et morne.

On a parlé de la fraternité entre riches et pauvres, de la trêve des partis et des classes.

Or, cette fraternité, cette trêve se manifestent par des diminutions de salaires

que vos exploiteurs vous imposent, par l’élévation du coût de la vie du fait de spéculateurs avides. L ’Etat vous mesure parcimonieusement son aide. La philanthropie bourgeoise vous offre des soupes humiliantes et vous invite à l’épargne.

Quel est le but de cette guerre, cause de tant de souffrances

On vous dit : « Il y va de la défense de la Patrie et du bien-être qu’elle procure à ses enfants. Qu’est-ce que cela veut bien dire? Serait-il question du bien-être des millions et des millions d’êtres humains dont la guerre a fait des cadavres, des invalides, des veuves, des orphelins, des chômeurs et des mendiants.

Qui menace la Patrie?

Est-ce que ce sont ceux qui, de l’autre côté de la frontière, vêtus d’un autre uniforme, pas plus que vous n’ont voulu la guerre, pas plus que vous ne savent pourquoi ils doivent tuer leurs frères? Non. La patrie est menacée par ceux qui sont riches et puissants de la misère des masses ouvrières qu’ils oppriment.

A qui cette guerre profite-t-elle ?

D’abord à la petite minorité de chaque nation: fabricants de fusils et de canons, constructeurs de navires de guerre, fournisseurs de l ’armée. Ils ont, pour leurs profits, fomenté la haine entre les peuples et contribué à faire déclarer la guerre.

De plus, la guerre est utile aux capitalistes en général. Le travail de la classe exploitée accumule des quantités de marchandises que les masses, trop pauvres, ne peuvent pas consommer.

Pour que ces marchandises puissent s’écouler il faut, qu’après les avoir créées par son travail l’ouvrier donne son sang pour leur ouvrir de nouveaux marchés extérieurs. Des colonies doivent être conquises pour que les capitalistes volent les richesses et les terrains et exploitent une nouvelle main-d’œuvre.

Le but de cette guerre est donc, non la défense de la patrie, mais son agrandissement.

Ainsi le veut le système capitaliste qui ne peut subsister que par l’exploitation de l’homme par l’homme.

Les ouvriers n’ont rien à gagner dans cette guerre, ils ont tout à perdre… tout, tout ce qui leur est çher.

Femmes de la classe ouvrière!

Les hommes des pays belligérants doivent se taire. La guerre a troublé leur conscience, paralysé leur volonté, mutilé tout leur être.

Mais, vous autres femmes, vous avez à supporter soucis et peines pour ceux que vous aimez, qui sont sur les champs de bataille, et la misère à la maison. Qu’attendez-vous donc encore pour manifester votre volonté de paix ? Qui peut vous retenir? Qui peut vous effrayer?

Jusque-là vous avez souffert, maintenant il faut agir. Pour vos maris, pour vos fils.

Assez de meurtres !

Ce cri retentit dans toutes les langues;

Des millions de femmes prolétaires; le lancent.

Il trouve un écho dans les tranchées où la conscience des fils du peuple se révolte contre le meurtre, contre l’assassinat !

Femmes de la classe ouvrière !

A cette époque terrible, des femmes socialistes d’Angleterre, d ’Allemagne, de France et de Russie se sont réunies. Votre misère, vos souffrances ont pénétré leurs cœurs ; elles vous appellent à la lutte pour la paix, pour votre avenir et celui de vos enfants.

Et de même qu’au-dessus des champs de bataille, leurs volontés se sont unies, demain vous devez vous unir pour crier toutes ensemble : La Paix! La paix!

La guerre mondiale vous a imposé les plus grands sacrifices. Elle vous a enlevé les fils que vous avez mis au monde dans la souffrance et la douleur, que vous aviez élevés au milieu des soucis et des peines.

Elle vous enlève vos maris, vos compagnons de lutte dans la vie. Tout autre sacrifice est petit et insignifiant en comparaison de ceux-là.

L’humanité tout entière fixe son regard sur vous, femmes du prolétariat des pays belligérants. Deveniez les héroïnes, les sauveurs!…

Unissez-vous! Que votre volonté soit une!

Que votre action soit une!

Ce que vos maris ne peuvent exprimer, c’est à vous de le dire, de le redire et de le redire encore.

Les travailleurs de tous les pays sont frères. Ce n’est que leurs volontés unies qui peuvent mettre fin à l’assassinat des peuples.

Seul le socialisme est la paix future de l’Humanité.

A bas le capitalisme! qui sacrifie des hécatombes d’êtres humains à la richesse et au pouvoir des classes possédantes.

A bas la guerre! En avant pour le socialisme!

Berne, mars 1915

Vor 100 Jahren (26-28. März 1915): Internationale Sozialistische Frauenkonferenz in Bern

„Die ganze Menschheit blickt auf euch, ihr Proletarierinnen der kriegführenden Länder. Ihr sollt die Heldinnen, ihr sollt die Erlöserinnen werden!“

Vom 26. bis 28. März 1915 tagte im Volkshaus Bern eine Internationale Sozialistische Frauenkonferenz. Eingeladen hatte Clara Zetkin (1857-1933), die Redaktorin der deutschen Arbeiterinnenzeitschrift „Die Gleichheit“, die seit 1907 zugleich auch das Internationale Sozialistische Frauensekretariat leitete. Erschienen waren Sozialistinnen aus Grossbritannien, Deutschland, Russland, Frankreich, Polen, Italien, den Niederlanden und der Schweiz.

Auf neutralem Boden trafen sich damit erstmals seit Ausbruch des Ersten Weltkriegs Mitglieder sozialdemokratischer Parteien aus beiden kriegsführenden Lagern. Dass dies gerade in Bern geschah war kein Zufall: Die von Robert Grimm (1881-1958) geleitete „Berner Tagwacht“ wurde im Ersten Weltkrieg ein europaweit gelesenen Organ der den Krieg ablehnenden sozialistischen Opposition. Grimm unterstützte die Konferenz zudem organisatorisch.

Die Konferenzteilnehmerinnen verabschiedeten eine Resolution, welche die Kriegsursachen benannte und von den sozialistischen Parteien die Einhaltung der gegen den Krieg gerichteten Beschlüsse der internationalen sozialistischen Konferenzen von Stuttgart (1907), Kopenhagen (1910) und Basel (1912) einforderte. Ziel der Konferenz war gemäss der Resolution eine „Friedensaktion der sozialistischen Frauen“ als „Vorläuferin einer allgemeinen Bewegung der werktätigen Massen für die Beendigung des Brudermordes“. Das einstimmig verabschiedete Manifest (deutscher Text, texte du manifeste en français) rief die Arbeiterinnen aller Länder zum Kampf gegen den Krieg auf: „Die ganze Menschheit blickt auf euch, ihr Proletarierinnen der kriegführenden Länder. Ihr sollt die Heldinnen, ihr sollt die Erlöserinnen werden!“

Die Konferenz setzte ein wichtiges Zeichen gegen den Krieg und für die internationale Solidarität der Arbeiterinnen und Arbeiter. Allein in Deutschland sollen rund 200‘000 Exemplare des Manifests trotz Zensur verbreitet worden sein. Den Behörden der kriegsführenden Staaten erschien die sozialistische Frauenbewegung zunehmend als Bedrohung: Clara Zetkin wurde im Juli 1915, die französische Delegierte, die Lehrerin Louise Saumoneau (1875-1950), im Herbst 1915 verhaftet.

Der Kampf der Arbeiterinnen gegen den Krieg

Es war kein Zufall, dass die sozialistischen Frauen im Kampf für die Wiederherstellung der internationalen Solidarität und den Frieden der Gesamtbewegung vorangingen. Je länger der Krieg dauerte, desto mehr häuften sich sowohl in den kriegsführenden als auch in den neutralen Staaten Protestaktionen gegen die mangelhafte Lebensmittelversorgung und die Teuerung. Häufig wurden diese Proteste von Frauen getragen. Auch an der in den letzten beiden Kriegsjahren einsetzenden und bis in die ersten beiden Nachkriegsjahre anhaltenden gewaltigen internationalen Streikwelle waren ausserordentlich viele Frauen beteiligt. In vielen Industrien hatten Arbeiterinnen im Krieg die zum Militärdienst eingezogenen Männer ersetzt.

Die Kämpfe der Arbeiterinnen trugen massgeblich dazu bei, dass überall das Frauenstimmrecht auf die politische Tagesordnung rückte. In vielen Staaten (Österreich, Deutschland, Grossbritannien, Niederlande, Schweden, Dänemark, Kanada, USA) erhielten die Frauen schliesslich auch während oder unmittelbar nach dem Ersten Weltkrieg das Wahlrecht.

Spannungen mit einem Teil der russischen Delegation

Für einige Misstöne sorgte an der Konferenz allerdings ein Teil der russischen Delegation: Es handelte sich um die Vertreterinnen des Zentralkomitees der Sozialdemokratischen Arbeiterpartei Russlands, der „Bolschewiki“. Sie waren an der Konferenz namentlich durch Frauen aus dem engsten Kreise um ihre beiden einflussreichsten Parteiführer Lenin und Sinowjew vertreten: Nadeschda Krupskaja (1869-1939, Lenins Ehefrau), Inès Armand (1874-1920, einflussreiche Parteiorganisatorin, enge Vertraute und zeitweise wahrscheinlich auch Geliebte Lenins), Zlata Liliana (1882-1929, Sinowjews Ehefrau), Sarra Rawitsch (1879-1957, Exfrau Sinowjews) und Jelena Rosmirowitsch (1886-1953).

Die Bolschewistinnen stellten der von Clara Zetkin zusammen mit den britischen und niederländischen Genossinnen ausgearbeiteten Resolution einen eigenen Entwurf gegenüber. Dieser war massgeblich von Lenin konzipiert worden und enthielt eine scharfe Polemik gegen die Parteiführungen der kriegsführenden Länder und ihre Zustimmung zu den Kriegskrediten. Zudem betonte der Entwurf der Bolschewikinnen, dass auch die Friedensaktion der Frauen als Kampf „mit revolutionären Mitteln“ aufzufassen sei.

Ausser der polnischen Delegierten (Zofia Unszlicht alias Anna Kamienska, 1881-1937), die den Bolschewiki sehr nahestand, lehnten alle übrigen Teilnehmerinnen – auch die beiden weiteren Russinnen, die dem Organisationskomitee der Sozialdemokratischen Arbeiterpartei (Menschewiki) angehörten – diesen Entwurf klar ab.

Zwar betonten die Rednerinnen der Mehrheit, dass sie das Verhalten der Parteiführungen und die Kreditbewilligungen ebenfalls missbilligten. Die Friedenskonferenz der Frauen sei aber nicht der geeignete Ort für die Auseinandersetzung mit dem Versagen der Parteien der meisten kriegsführenden Staaten, eine einheitliche Friedensaktion werde durch derartige Abrechnungen nur geschwächt. Erst nach komplizierten Verhandlungen stimmten schliesslich auch die bolschewistischen Delegierten der Resolution zu, womit die symbolisch wichtige Einstimmigkeit erreicht werden konnte.

 

Lenin nimmt vom Café aus Einfluss

Gemäss den Erinnerungen von Angelica Balabanoff (1878-1965), der italienischen Delegierten, die gleichzeitig an der Konferenz auch als Mitorganisatorin und Übersetzerin wirkte, mussten die Bolschewistinnen dabei vorher allerdings noch Lenins Zustimmung einholen. Er sass während der ganzen Frauenkonferenz in einem nahen Café. Nicht ganz klar ist, ob es sich dabei um das Restaurant des Volkhauses selbst gehandelt hat – von wo aus der bereits 45jährige Lenin gemäss Balabanoff bei der eine Woche später stattfindenden Internationalen Sozialistischen Jugendkonferenz die Delegierten seiner Fraktion instruierte.

Schliesslich wurde ein Kompromiss zwischen der bolschewistischen Delegation und Clara Zetkin geschlossen: die Bolschewistinnen stimmten der Mehrheitsresolution unter der Bedingung zu, dass ihre Minderheitsposition im Kongressbericht erwähnt wurde. Nach dem gleichen Muster handelten die Bolschewiki später auch an den Konferenzen von Zimmerwald (September 1915) und Kiental (April 1916).

Adrian Zimmermann, 26. März 2015

Quellen und Literatur (Auswahl):

Balabanoff, Angelica: Erinnerungen und Erlebnisse, Berlin: E. Laubs’sche Verlagsbuchhandlung 1927, S. 96-103

Balabanoff, Angelica: My life as a rebel, New York: Harper Brothers 1938, S. 130-134

Balabanoff, Angelica: Lenin. Psychologische Beobachtungen und Betrachtungen, Hannover: Verlag für Literatur und Zeitgeschehen 1961, S. 35-41

„Conférence internationale des femmes socialistes, tenue à Berne“, in: La Sentinelle 31 (7.4.1915), Nr. 78, S. 1. http://newspaper.archives.rero.ch/Olive/ODE/LSE_FR/Default.aspx?href=LSE%2F1915%2F04%2F07&pageno=1&entity=Ar00104&view=entity

Quellen zur Entwicklung der sozialistischen Internationale (1907 – 1919) – Die Internationalen Sozialistischen Frauenkonferenzen. http://library.fes.de/si-online/frauen-intro-dt.html (mit einer Einleitung von Gerd Callesen)

„Die internationale sozialistische Frauenkonferenz in Bern, 26., 27. und 28. März 1915“, in: Die Vorkämpferin 10 (1915), Nr. 5, S. 3 f. http://dx.doi.org/10.5169/seals-350926

Krupskaja, Nadeschda Konstantinowna: Erinnerungen an Lenin, II. Band, Zürich: Ring-Verlag 1933, S. 146-150.

Müller, Eckhard: „Clara Zetkin und die Internationale Frauenkonferenz im März 1915 in Bern“, in: Plener, Ulla (Hg.), Clara Zetkin und ihre Zeit. Neue Fakten, Erkenntnisse, Wertungen, Berlin: Karl Dietz Verlag 2008, S. 54-71. http://www.rosalux.de/publication/26990/clara-zetkin-in-ihrer-zeit-neue-fakten-erkenntnisse-wertungen.html